jeudi 20 mai 2010

En moto dans les rues de Bamako

Je découvre les embouteillages de moto ... cette fois-ci de l'intérieur, après avoir pu observer le phénomène depuis le pick-up de mon entreprise. J'ai mon chauffeur de 97 kg derrière histoire de pimenter les choses (mais pourquoi ce n'est pas lui qui "chauffe" ? Parce que justement, je fais ma formation !). En dehors des grands axes, les rues sans éclairage avec des gens tout noirs (forcément) qui traversent dans la nuit noire, sans crier gare, mettent mes sens à rude épreuve ... Sans parler des dos d'âne de Bamako, parfois tous les trente mètres, une vraie monomanie. Petite moto, sensations fortes !
La bande son : les vrombissements du trafic alentour, et les cris de "c'est apprenti chauffeur" de mon chauffeur, en réponse aux gens mal lunés qui claxonnent ou s'exclament parce que je ne vais pas assez vite. Mais tout cela, c'est déjà du passé : Kalidou a décrété que désormais j'avais mon diplôme, je suis chauffeur confirmé, dé ! Et je peux vous dire que c'est bien plus facile quand on n'a pas 97 kg sur le dos (même si Kalidou a refusé de s'excuser sur ce point : moi : "Kalidou, tu es trop gros !", "Non, Anne, c'est pas moi qui suis gros, c'est tes pieds qui sont courts ! Bah oui, pas facile de "décoller" quand il faut pencher un peu la moto pour avoir les pieds par terre et qu'il faut arriver à faire la manoeuvre avec deux fois son poids derrière soi). 
Pour les cinq chutes garanties à tout apprenti que m'avait promises mon chef, le décompte n'a pas encore commencé. Pourvu que ça dure, inchallah (bon, au Mali, vous pouvez survivre sans ponctuer toutes vos phrases de inchallah, mais je n'en dirais pas tant du Sénégal, au vu de l'échantillon constitué par mes conversations avec mes collègues sénégalais). 

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