dimanche 23 mai 2010

Zoo de Bamako

Cela faisait bien longtemps que je n'étais pas allée au zoo. Je ne suis pas particulièrement amatrice de ce divertissement, mais le zoo de Bamako faisant partie des quelques rares destinations touristiques de la ville, j'étais résolue à aller y jeter un œil, malgré les préventions des divers guides ("les quelques rares animaux sont tristes à pleurer" etc.). 
La visite commence cependant par une bonne surprise : l'entrée, c'est 50 francs (7 centimes d'euros), je crois que j'en aurai forcément pour mon argent. Et effectivement, je suis agréablement surprise, il faut dire que je m'attendais au pire. 
Je commence par saluer "un très jeune phacochère", qui se vautre avec délice dans la boue. Il y a également des sortes de hérons (désolée, je ne suis pas une fille de la campagne, on prétend même que je serais capable de confondre une vache et un cheval, ne parlons donc pas d'identifier clairement un oiseau) et des espèces d'antilopes. 
Il y a ensuite des babouins, enfermés dans une cage, à l'exception d'un privilégié qui se promène à l'extérieur. Puis je découvre un chimpanzé, qui danse à la demande d'une visiteuse qui a l'air d'être une habituée (elle chante, et le chimpanzé danse, il se met même sur la tête, on dirait un danseur de hip hop), afin d'obtenir une mangue en récompense. Ce brave chimpanzé, qui se morfond dans sa cage délabrée, paraît bien à plaindre. Je ne suis pas une militante du droit des animaux, mais il est vrai que face à ce chimpanzé, il est difficile de ne pas s'interroger sur la légitimité de son enfermement. 

Je poursuis ma visite, accompagnée de mon tout nouvel ami du jour, Modibo. De guerre lasse, voyant que mon numéro de téléphone est classé secret défense, il finira par me lâcher au niveau des serpents. Entre-temps, nous passons devant les panthères, léthargiques, c'est le moins qu'on puisse dire, et les hyènes, elles aussi manquant cruellement de dynamisme, à l'exception d'une qui tourne en rond dans sa cage. C'est l'occasion de vérifier l'origine de l'expression "odeur de fauve", effectivement, son usage me paraît justifié.

Un bâtiment contient des reptiles (serpents en tous genres, crocodiles miniatures) et quelques poissons. Les vitres sont sales et l'on a parfois du mal à apercevoir l'animal qui se cache derrière. Il faut dire que souvent, le bocal est vide.

Je croise ensuite un lion, de nouveau des chimpanzés, des autruches, des paons, des pélicans, une nouvelle sorte d'antilopes. Il y a quand même des choses à voir, dans ce zoo ! 

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