Au revoir, un des rares mots que je maîtrise en bambara.
Voici venue peut-être ma dernière soirée à Bamako. Après un bon nombre de visites à l'ambassade de la Côte d'Ivoire (mais je leur pardonne : les canapés y sont confortables, et le climatiseur géant m'a paru particulièrement efficace. 20° de moins que dehors, c'est peut-être un peu trop quand même), j'ai fini par obtenir un visa. Un mois seulement (parce que les dates prévisionnelles indiquées sur mon ordre de mission correspondaient à une période d'un mois et cinq jours, on m'avait donc dit de prendre le visa trois mois entrées multiples, mais figurez-vous que l'ambassade de la Côte d'Ivoire m'a dit : oui, vous payez le visa trois mois, mais votre visa, on ne vous l'accorde que pour un mois et cinq jours, puisque ce sont les dates indiquées sur votre ordre de mission et votre certificat d'hébergement - deux des multiples pièces à produire, avec timbre de la maire d'Abidjan etc. pour obtenir le fameux sésame), mais on veut bien de moi en RCI !
Et finalement, après toutes ces visites, j'ai fini par m'attirer les bonnes grâces du personnel de l'ambassade, je me suis fait une copine (la dame chez qui on paie les visas, qui est en fait ma voisine, puisqu'on a découvert qu'on habitait à trois rues l'une de l'autre), et le monsieur des visas m'a demandé de repasser à mon retour pour lui faire un compte-rendu de mon séjour.
Jusqu'à ma sortie de l'ambassade avec mon passeport tamponné vendredi à 17h, j'étais dans l'incertitude, je ne savais pas quand exactement on finirait par me donner mon visa, le départ restait donc hypothétique dans mon esprit. Surtout qu'on m'avait dit d'abord que j'allais partir pour Dakar, puis le lendemain, c'était Abidjan qui était devenue ma destination, un ultime revirement était toujours possible.
Mais une fois mon visa en poche, il ne restait plus qu'à confirmer le billet d'avion, et voilà, je décolle demain à 13h, pour un mois à Abidjan. Après, peut-être le Sénégal, c'est ce qu'on m'a laissé entendre, mais on verra le moment venu. Je quitte donc peut-être Bamako pour longtemps. Pas mécontente de mettre un peu de distance entre moi et mon cher collègue (et c'est visiblement réciproque !), en revanche je crains que l'assistante fraîchement recrutée ne prenne la fuite une fois en tête-à-tête avec lui, pas mécontente non plus d'aller voir du pays (surtout que dans le pays en question, il y a la plage ! même si j'ai l'impression qu'il pleut tout le temps, j'ai bien l'intention d'aller me baigner !), et enfin plutôt satisfaite à l'idée de retrouver l'environnement rassurant d'une vraie entreprise avec des vrais gens dedans et pas moi toute seule, même si je conserverai de toute façon ma devise acquise ici : "il faut débrouiller, dé" !
Prochaines nouvelles en direct de la lagune, donc, ce sera peut-être toujours le pays des oranges vertes, en tout cas il paraît qu'on y mange bien, et que les fruits notamment y sont abondants et peu chers.
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