mercredi 7 avril 2010

Bonne arrivée !

Un petit bus nous emmène jusqu'au terminal de l'aéroport de Bamako, qui semble flambant neuf. Il y a la clim, ce qui facilite la transition entre les 12° de Paris et les 37° locaux. Des médecins, arborant une blouse blanche, jettent un coup d'oeil rapide aux carnets de vaccinations. J'ai du mal à comprendre pourquoi un médecin doit forcément être en blouse blanche, de la même façon qu'un prof de physique-chimie, même lorsqu'il travaille dans un bureau toute la journée, je trouve que ça décrédibilise plus qu'autre chose, on a l'impression que lesdits médecins ou professeurs ont peur qu'on ne les prenne pas au sérieux s'ils décidaient de s'habiller comme tout le monde.
On nous distribue des fiches à remplir sur les motifs de notre voyage, je me transforme brièvement en écrivain public à la demande des gens qui me précèdent dans la queue, qui visiblement résident en France depuis belle lurette, mais n'ont pas eu l'occasion d'apprendre à écrire.
Attente interminable pour avoir les bagages, devant le tapis roulant tout neuf lui aussi. Mais quand enfin le portillon permettant de faire passer les bagages sur le tapis roulant s'ouvre, mouvement de foule, tout le monde se précipite dans sa direction. Je suis interloquée, à quoi bon se ruer par là ? Mais je réalise rapidement que le tapis roulant ne marche pas, et que donc les bagages sont déposés un par un devant le portillon, puis poussés quand vraiment il n'y a plus de place. Pas simple comme façon de faire, surtout je me demande pourquoi il faut absolument faire passer les valises dans le petit portillon, au prix d'efforts importants, tout ça pour qu'elles prennent racine de l'autre côté, il aurait été beaucoup plus simple de demander aux gens de récupérer leur bien directement à côté du chariot à bagages.
Mais comme on n'est jamais au bout de ses surprises, ici, alors que la moitié des passagers a déjà disparu munie de ses biens, l'inespéré se produit, et le tapis roulant s'ébranle brusquement.
Je récupère donc mon fidèle sac Grégory, qui passe au scanner à bagages (je ne suis pas une grande voyageuse, mais je crois bien que c'est la première fois qu'on vérifie mes bagages à l'arrivée, surtout que, pour une raison qui m'échappe, on vérifie les valises, mais pas les bagages à main).
Me voici prête à faire la connaissance de mes nouveaux collègues, qui m'attendent à la sortie et n'ont aucun mal à m'identifier grâce à la description que je leur ai fait parvenir (une petite bonne femme coincée entre un sac à dos vert et un sac à dos rouge : c'est moi !).
Voyage en pick-up jusque dans les locaux de HMC, l'entreprise qui m'emploie, dans lesquels je vais prendre mes quartiers pour les semaines à venir, puisque je suis logée au-dessus des bureaux. Bizarre, je ne comprends pas, on ne traverse aucun fleuve, pourtant on m'a dit que le Niger n'était pas un fleuve ridicule, je ne pourrais quand même pas l'avoir raté ...
Effectivement, nouvelle surprise, l'entreprise a déménagé deux semaines avant mon arrivée, et a quitté Dravela Bolibana, quartier relativement central, au profit de Baco Djicoroni ACI, un nouveau quartier de Bamako, assez récemment sorti de terre, et donc très excentré. Pas de chance ... il faudra faire avec. A moi les délicieux trajets en Sotrama, les minibus locaux qui constituent l'essentiel des transports en commun à Bamako.

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