mercredi 21 avril 2010

Toubabou mousso all alone in Bamako

"Madame, madame"
"Eh ! La blanche"
"Toubabou"
"Ma chérie, ça va ?"

autant d'interjections qui vous suivront si, comme moi, vous partez un jour bille en tête arpenter Bamako en long, en large, et en travers. Le Blanc reste une attraction, soit à cause de son porte-monnaie, supposé de taille conséquente (en ce qui me concerne, j'ai un bon salaire à l'échelle locale, mais c'est bien un salaire malien, dans un pays où le taux d'alphabétisation varie selon les sources de 25% à 50%, et où le PIB/habitant/an ne dépasse pas 1000 €, forcément, les salaires ne volent pas très haut), soit parce qu'il suscite l'étonnement et la curiosité (chez les enfants notamment).
On lie aisément connaissance ici, du moins avec la gente masculine. Les femmes traînent beaucoup moins dans les rues, celles qu'on y croise sont en général affairées, bien plus que leurs homologues masculins. Par exemple, il y a beaucoup de "restaurants" dans la rue, c'est-à-dire une table et un banc, où l'on peut acheter à manger. Derrière la table, il y a une femme qui prépare et qui sert, devant, des hommes qui mangent. Et puis, j'ai l'impression que la maîtrise du français est quand même bien plus grande aussi chez les hommes que chez les femmes, et comme je n'ai pas fait de progrès fulgurants en bambara, il peut être parfois difficile de communiquer.
Mais pour en revenir à mon sujet, Bamako est une ville sûre, où l'on peut déambuler sans risque particulier même à des heures tardives, et où le seul réel problème semble résider dans les vols et singulièrement les vols de moto. Rien à voir apparemment avec d'autres cités africaines, Abidjan en particulier semble être le temple de la débauche, et la réputation de sa rue Princesse dépasse largement les frontières ivoiriennes. Ici aussi, il y a une rue Princesse, mais bien plus soft que sa consoeur ivoirienne, si j'en crois les descriptions qu'on m'a faites. Descriptions confirmées d'ailleurs par la série de reportages qui passe actuellement sur RFI sur "les nuits africaines", où l'on entend le témoignage de l'une des filles d'un "bar climatisé" qui donne même sa grille de tarifs !

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